Lieu alliant recherche et enseignement, innovation technique et transition énergétique, le bardage terre cuite en façade apporte un éventail de solutions pertinentes
Rizomm

Lieu alliant recherche et enseignement, innovation technique et transition énergétique, le bardage terre cuite en façade apporte un éventail de solutions pertinentes
Le RIZOMM est constitué de trois bâtiments construits à différentes époques depuis 1954. La première exigence de l'Université Catholique de Lille visait à unifier cet ensemble destiné à accueillir les masters de Sciences, d'Economie et de Gestion, aussi bien au niveau de l'enseignement que de la recherche. Il s'agissait aussi de s'inscrire dans la troisième révolution industrielle en cours (REV3) avec une université « zéro carbone ».
La démarche initiée à Lille, LIVE TREE (Lille Vauban en Transition Energétique Ecologique et Economique), donne à ce bâtiment des objectifs ambitieux : produire son énergie, l'autoconsommer, la mutualiser, et apporter un confort énergétique aux usagers. Parallèlement, le RIZOMM fait office de laboratoire d'idées, d'écosystème innovant avec une logique transdisciplinaire.
Pour Thomas Druon, architecte de l'agence lilloise MAES, la façade conçue en bardeaux de terre cuite « concilie l'objectif d'ancrer le bâtiment dans une histoire et une région tout en véhiculant les valeurs d'innovation et de modernité ». Et Benoît Bourel, Vice-Recteur en Charge de la Responsabilité Sociétale de l’Université Catholique de Lille, confirme que « la terre cuite est un matériau éco-responsable en accord avec le projet global. Elle joue un rôle de régulation thermique avec les brise-soleils, notamment pour la partie orientée sud, et permet au bâtiment de se passer de climatisation ».
Compte tenu de l'historique du bâtiment, c'est avec l'Architecte des Bâtiments de France et son équipe que Thomas Druon a défini un camaïeu de teintes chaudes beige/ocre en résonance avec la colorimétrie du quartier. « La terre cuite accroche la lumière sans aucun aspect clinquant ». Pour concevoir la façade, il a choisi la gamme Barro@ de la marque Argeton de wienerberger.
Elle offre plusieurs formats de sections et différentes longueurs, avec un nuancier de 26 teintes émaillées ou teintées masse. L'architecte a retenu 6 teintes, dont un blanc émaillé et 4 tailles de bardeaux, pour créer ses modules.
Avec ces références, MAES Architectes Urbanistes a conçu 80 modules répétés sur la façade qui recouvre l'angle du bâtiment et les deux murs adjacents. Le but : donner une impression « d'aléatoire maîtrisé », en associant de façon optimale les modules pour unifier la façade tout en proposant une diversité visuelle.
Une équation réussie avec six kilomètres de bardeaux posés sur un bâtiment occupé en permanence, performance accomplie par le poseur Ecolopo. L'émaillé blanc étincelle parmi les autres teintes. Le tramage très serré et le jeu des bardeaux dans les lignes verticales renvoient au visuel du génome, au réseau racinaire RIZOMM. Et la nuit tombée, une ponctuation de lumière au travers des lames transforme le bâtiment en vaisseau.